A l’instar du Centre Hospitalier Georges Daumézon, la résidence Les Floralies en Saine Saint Denis met l’art au cœur de son projet d’établissement et propose notamment aux résidents de l’Unité de Soins Longue Durée (USLD) des ateliers d’art-thérapie.

Dans le cadre de son nouveau projet « La Santé par l’Art », Entreprendre pour Aider apporte son soutien à la mise en place d’ateliers d’art-thérapie dans les établissements de santé. Ce nouveau projet entrepris avec le Centre Hospitalier Georges Daumézon se poursuit avec l’établissement médico-social Les Floralies. Grâce au soutien d’EpA, le nombre de séances d’art-thérapie proposées aux trente-cinq patients de l’USLD des Floralies seront doublées afin de proposer un atelier par semaine entre novembre 2016 et août 2017.

Aux Floralies, l’art fait partie intégrante du projet de l’établissement, ce qui implique l’adhésion et la participation de chaque membre de l’équipe soignante. Pour Fadhila Sehrine, responsable de la Vie Sociale et de l’animation, grâce à l’art la résidence devient un lieu central de la vie de quartier :

« Un véritable lien s’est créé avec la ville et les acteurs culturels pour s’ouvrir sur le monde extérieur. Ainsi le centre devient un lieu de répétition pour les associations, des partenariats sont nés avec la crèche, l’école, le centre de loisirs et le conservatoire. »

L’art est aussi mis à la portée des résidents les plus fragiles, comme les patients de l’USLD. Ainsi depuis un an, deux fois par mois, Marion Wassermann, art-thérapeute, anime aux Floralies des ateliers sur-mesure :

« D’abord organisées en petits groupes, les séances se sont rapidement transformées en ateliers individuels afin de simplifier la rencontre avec les patients, leurs déplacements et parce que les groupes n’étaient pas suffisamment homogènes pour être efficients. Aller à la rencontre des patients permet d’en rencontrer d’autres, de les inciter à essayer une œuvre, un premier contact. L’art-thérapeute est identifiée, elle se promène dans les étages, les patients la voient. Au cours d’une séance, je peux rencontrer ainsi jusqu’à 15 personnes entre la simple prise de contact, l’amorçage d’un travail et la création d’une œuvre. »

Après chaque séance, Marion fait un point avec Fadhila pour permettre un lien avec l’équipe soignante. Pour Aurélie Hector, psychomotricienne, le bilan de cette première année d’atelier est positif :

« Certains patients sont en progression, certains l’expriment, ils ont plus confiance en eux, cela a un retentissement sur les autres soins comme en psychomotricité, mais aussi sur les familles. Ces dernières sont rassurées par la présence de l’art-thérapeute qui donne un axe non-médical au lieu de vie. »

Un avis partagé par le Docteur Clarisse Vantelon, médecin chef de l’Unité de Soins Longue Durée (USLD) :

« Il y a beaucoup de dépendance et d’isolement parmi les patients de l’Unité de Soins Longue Durée (USLD). Les séances d’art-thérapie permettent d’apporter de la vie, de favoriser l’expression. C’est aussi un très bon moyen de faire changer les regards des équipes soignantes. Le travail avec l’unité protégée débouche sur une exposition deux fois par an, ce qui permet un changement de regard de la part des familles. »

Pour en savoir plus : Centre médico-social Les Floralies