Éditorial - Lettre d'information - Été 2026
Matthieu Delorme
Président d'Entreprendre pour Aider
Chers Amis,
À mi-parcours de cette année, durant laquelle la santé mentale, grande cause nationale, fait l’objet d’une attention particulière, Entreprendre pour Aider publie son Bilan d’impact 2025, résumé plus loin ici, et disponible sur notre site internet.
Les retours de nos partenaires sont une fois de plus parfaitement concluants. En matière de santé psychique, l’art contribue concrètement et durablement à combattre l’isolement, à rétablir la confiance en soi et l’expression, et à l’insertion et l’inclusion des personnes concernées.
Nous y évoquons également les bénéficiaires indirects des projets soutenus, au nombre de 13 700 en 2025. Qui sont-ils ? Tout d’abord, bien sûr, l’entourage direct des personnes affectées, et notamment les familles. Mais aussi, au sens large, les soignants. Ils en ont besoin. Vous lirez sur notre site les conclusions alarmantes d’une étude récente sur la détérioration de leur propre santé mentale. On peut le comprendre, alors que, comme le rappelait récemment le Professeur Olivier Bonnot, conseiller scientifique d’EpA, les moyens de la psychiatrie française ne peuvent faire face qu’à la moitié des besoins. Le témoignage d’Isabelle Ginot, interviewée par EpA, se fait aussi l’écho des souffrances des professionnels de santé.
Là aussi, l’art fait du bien, offrant aux soignants un vecteur alternatif de communication et de lien, un terrain où la relation peut s’ancrer dans la création artistique, et tous peuvent se ressourcer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 89% des porteurs des projets que nous avons soutenus en 2025 évoquent leurs effets positifs sur les équipes soignantes. Par ailleurs, une étude de 2024 par des chercheurs des universités de Lyon et de Grenoble a établi les bienfaits de l’art-thérapie sur le personnel hospitalier, parmi lesquels une revalorisation de leur travail, un nouveau regard sur les patients, et une communication améliorée.
On l’aura compris : l’impact, direct et indirect, de l’action d’EpA et de ses partenaires est bien réel et, au vu des chiffres évoqués plus haut, substantiel, en complément nécessaire aux moyens institutionnels insuffisants.
Merci à ceux qui nous aident,
Matthieu Delorme
